Une consommatrice de G5, révoltée
par la publicité diffusée par Diéti-Nature
sur « son » silicium organique, a adressé par
e-mail à un représentant de cette société une
liste de questions choisies parmi ma liste « Questions à
poser aux marchands de silicium organique ».
Voici in extenso la réponse de Diéti-Nature
(envoyée le 24 janvier 2005 à 15 h 43 mn 47 s).
L'adresse internet de l'expéditeur est « dieti.nature@wanadoo.fr ».
Je donne cette information au cas où d'autres utilisateurs de G5
aimeraient s'amuser à poser à leur tour quelques questions
à Diéti-Nature, ou demander des précisions
scientifiques, historiques ou autres.
Le message de Diéti-Nature
N.B. : Le texte du message est strictement respecté, orthographe,
grammaire, typographie et ponctuation incluses.
Ce document n'est pas signé (l'expéditeur ne précise
ni son nom ni sa fonction dans la société).
« Bonjour madame,
Votre mail me mets dans l'embarras ; non pas que je manque de réponse
à toutes vos questions, mais je vais devoir vous expliquer l'énorme
mécanisme de désinformation mis en place par Mr Le Ribaut
au sujet de son « fameux » G5.
Pourquoi Mr Le Ribaut vous désinforme :
- Mr Le Ribaut n'est pas du tout désinteressé par l'aspect
pécunier de son commerce, en effet – les autres en vendront
+ il en vendra
- Etant réfugié en irlande (pays qu'il a quitté récement
à cause des procédures d'extradition à son encontre)
il ne peut promouvoir son commerce de façon efficace autrement
qu'en cassant du sucre sur le dos des autres.
Pourquoi ne pas avoir confiance en Mr Le Ribaut :
- Parce que ses méthodes de ventes ne sont pas honnètes
; et c'est seulement sans morale et avec un sens du capitalisme poussé
à l'extrème que l'on peut s'organiser un bon plan avec la
presse et lui faire croire et ecrire n'importe quoi.
- Parce que s'il est recherché par la police, ce n'est pas pour
rien, mais pour exercice illégal de la médecine : Faire
croire à des malades du sida ou des cancéreux qu'ils vont
forcément guérir qu'avec du silicium organique c'est définitivement
malhonnète.
- Parce qu'il applique des marges bien trop importante sur son produit
; tous les labos connaissent le prix de revient et il n'y aucune raison
de vendre ce produit aussi cher ! Preuve de son exceptionnel affairisme.
Pourquoi notre silicium organique est au minimum aussi bien que le sien
:
- La meilleure molécule de silicium organique est la suivante :
le monomethylsilanetriol. C'est ce qu'il vend, c'est ce que je vends,
et c'est ce que d'autres labos vendent. C'est tout ce qu'il faut vérifier
lorsqu'on achete du silicium, ainsi que sa concentration.
- Tous les labos dignes de ce nom connaissent cette molécule, ce
n'est plus un secret, et il n'est pas nécessaire d'avoir travaillé
avec loic, norbert, pierre, paul, ou jacques.... Cette forme de silicium
est utilisée dans de nombreuses applications et depuis longtemps
en cosmetiques.
En ce qui concerne la concentration, elle n'a pas besoin d'etre énorme,
car l'apport journalier recommandé est de 15 à 30 mg/jour
(0.1% suffisent donc)
Je vous présente mes excuses pour le ton un peu sec de ma réponse,
mais en recevant votre mail j'ai découvert une « arnaque
marketing » de plus. Si vous pouvez lui transmettre mes réponses,
dites lui bien que dans la profession nous voudrions qu'il changeses méthodes
; car oui c'est le seul à vendre du « G5 »
(vu que c'est une marque déposé) mais pas mais pas le seul
à vendre du silicium organique 100% assimilable.
De plus, nous avons procéde il y a un an, à une analyse
comparative, dans un laboratoire indépandant, de la teneur en silicium
entre nos deux produits. Le G5 était 5 fois moins dosé que
ce qu'il y avait noté sur l'étiquette.
N'hésitez pas à nous recontacter pour plus de renseignement.
Cordialement »
Ma réponse
« Le 27 janvier 2005
Chère Madame,
Merci de m'avoir adressé la réponse de Diéti-Nature
: sa lecture m'a fait passer un bon moment !
Comme votre interlocuteur le précise, le malheureux semble effectivement
dans un grand embarras, bien qu'il prétende « ne
pas manquer de réponse à toutes vos questions ».
Alors, pourquoi n'en donne-t-il aucune ?
Pour que son état empire encore, vous pouvez lui adresser de ma
part les questions (numérotées, pour lui faciliter un travail
qui sera difficile) et commentaires complémentaires suivants :
En ce qui concerne la désinformation dont je me rendrais coupable
:
Q 1 : Comment ce monsieur peut-il savoir si je suis ou non « désintéressé
par l'aspect pécunier » de mon affaire ?
Q 2 : Que connaît-il de mes projets et de mes objectifs ?
Q 3 : En quoi le fait d'être « réfugié »
(sic) en Irlande m'empêche-t-il de promouvoir mon produit « autrement
qu'en cassant du sucre sur le dos des autres » ?
Q 4 : Lui-même étant apparemment « réfugié »
à l'étranger (Route des Rangiers 35 – 2882 St-Ursanne,
Suisse), en quoi son « exil » l'empêche-t-il
de « promouvoir » son lucratif commerce
à l'aide d'abondantes et coûteuses publicités?
Lorsqu'on argumente, surtout contre un scientifique, il convient d'être
précis pour paraître sérieux. Or, je n'ai nullement
quitté l'Irlande à cause de procédures d'extradition
: il n'y en a aucune à mon encontre, que je sache, que ce soit
en Irlande ou ailleurs. Prétendre le contraire relève de
la diffamation pure et simple.
Q 5 : existe-t-il des procédures d'extradition lancées contre
moi en Irlande ou ailleurs ?
Sur les raisons pour lesquelles il conviendrait de ne pas avoir confiance
en moi :
Q 6 : En quoi mes « méthodes de vente »
ne sont-elles pas honnêtes... puisque, contrairement à Diéti-Nature,
je n'ai jamais fait la moindre publicité sur le G5 ?
Je ne pratique aucune méthode de vente, la diffusion du G5 se fait
exclusivement par le bouche à oreille. Il s'agit donc là
encore de diffamation.
Q 7 : Quel plan ai-je « organisé »
avec la presse ?
Q 8 : Peut-il citer un seul journaliste (ou écrivain) qui
ait écrit « n'importe quoi » à
mon sujet ou sur mes diverses inventions ?
Avancer de telles accusations s'apparente aussi à de la diffamation,
aussi bien envers moi-même qu'envers les journalistes visés...
Q 9 : Depuis quand suis-je recherché par la police ?
Q 10 : Y a-t-il un nouveau mandat d'arrêt lancé contre moi
?
Si les réponses sont négatives (et elles le seront), il
s'agit encore de diffamation.
Q 11 : Quand ai-je fait croire « à des malades
du sida ou des cancéreux qu'il vont forcément guérir »
en n'utilisant que du silicium organique ?
Si ce n'est pas le cas, une telle affirmation constitue aussi une diffamation
caractérisée.
Q 12 : Comment votre interlocuteur sait-il si les marges que j'applique
sont « bien trop importantes »?
Q 13 : Comment peut-il juger s'il y a ou non une raison pour que je vende
mon produit au prix auquel je le propose ?
Q 14 : Combien les recherches sur le silicium organique ont-elles
coûté à Diéti-Nature pour mettre au
point « son » silicium organique ?
Q 15 : Combien de temps ont duré ces recherches ?
En ce qui me concerne, les réponses sont simples : vingt-cinq années
de recherches, des centaines d'heures au microscope électronique,
une multitude d'analyses, la collaboration avec des ingénieurs,
des chercheurs, des techniciens, des médecins dont je peux fournir
tous les noms, l'ensemble représente une dépense globale
d'environ deux millions d'euros... Moyennant quoi je suis obligé,
moi, d'inclure ces frais de recherche authentique dans mon prix de vente.
Ce n'est évidemment pas le cas des commerçants de Diéti-Nature...
Autres problèmes :
Q 16 : Pour quelle raison précise (et justifiée)
« leur » silicium organique est-il « au
minimum aussi bien » (j'aime beaucoup l'expression...)
que le mien ?
Il me semble être mieux placé que quiconque pour savoir que
la meilleure molécule de silicium est le monométhylsilanetriol.
A moins que je ne me trompe ? En ce cas, si je fais erreur :
Q 17 : Les responsables de Diéti-Nature pourraient-ils
préciser à quelle date ils ont découvert cette molécule
?
Q 18 : Suite à la publications de quels travaux ?
On sait que le premier article sur les applications thérapeutiques
et cosmétologiques du silicium organique a été publié
dans Sud-Ouest le 7 février 1986, que la première
conférence de presse sur le sujet s'est tenue le 11 février
1986, et que l'article « bombe » est paru dans Sud-Ouest
Dimanche le 8 octobre 1995.
Par conséquent :
Q 19 : Les responsables de Diéti-Nature peuvent-ils
produire des documentss (publications scientifiques, articles
de journaux, témoignages signés) prouvant qu'ils ont effectué
des travaux sur le silicium organique avant février 1986 ?
Q 20 : Peuvent-ils donner les références (nom, diplômes,
adresse de travail, spécialité, curiculum vitae) des scientifiques
travaillant ou ayant travaillé avec eux, ainsi que la liste de
leurs publications scientifiques ? Sur ce point, ils ne peuvent arguer
d'aucun secret.
Q 21 : Peuvent-ils donner des preuves de relations de travail avec moi
et/ou Norbert Duffaut et/ou Emmanuel Arretz et/ou Jacques Breton et/ou
un ou des élève(s) de ceux-ci ?
Q 22 : Comment peuvent-ils expliquer que le seul chercheur cité
dans les écrits de Duffaut, Arretz et Breton soit Le Ribault ?
Q 23 : Au fait, ils ont certainement lu ces écrits. Peuvent-il
en indiquer les titres ?
Q 24 : Puisque « d'autres labos »
vendent du méthylsilanetriol, que « tous les labos
dignes de ce nom connaissent cette molécule »,
puisque ce n'est « plus » (sic) un secret,
pourraient-ils indiquer les noms et références de ces laboratoires,
et préciser depuis quand le monométhylsilanetriol n'est
« plus » un secret pour eux ?
Q 25 : Il est exact que le monométhyl silane triol est « utilisée
depuis longtemps en cosmétique ». Mais n'est-ce
pas précisément depuis février 1986 ?
Q 26 : Pourraient-ils préciser sur quelles études
ils se basent pour recommander un apport journaliser « de
15 à 30 mg/jour » ?
Q 27 : En quoi cet apport journalier concerne-t-il des applications cosmétologiques
?
Q 28 : Est-ce la peau qui a besoin de cet apport (domaine cosmétique)
ou l'organisme (par absorption, donc application thérapeutique)
?
Q 29 : Pourraient-ils expliquer ce qui se passerait si les concentrations
étaient supérieures à 0,1%?
Q 30 : Et 0,1 % de quoi et dans quoi ?
Q 31 : Et pour quelles applications spécifiques ?
Q 32 : Pourquoi mélangent-ils d'autres produits avec le silicium,
puisqu'un tel mélange, quel qu'il soit, ne peut que nuire à
l'efficacité du silicium organique, lequel doit être utilisé
absolument pur.
Q 33 : En quoi les explications que je vous ai données constituent-elles
une « arnaque marketing » de plus ? Il s'agit, une
fois encore, de diffamation.
Puisque vous avec eu la gentillesse de me transmettre la réponse
de Diéti-Nature, vous pouvez dire à l'auteur de
la réponse que, comme il le souhaite, j'ai pris bonne note que
« la profession » voudrait que je change
mes méthodes.
Ce qui prouve que les larrons communiquent entre eux et s'inquiètent.
Je n'ai bien entendu aucun ordre ni le moindre conseil à recevoir
de la part des commerçants-boutiquiers qui se remplissent les poches
avec le silicium organique.
Mais qu'ils se rassurent et sachent que je vais effectivement changer
mes méthodes : dans les mois qui viennent, ils auront vraiment
du souci à se faire...
Enfin, il semble bien que Diéti-Nature ait effectivement
effectué des recherches sur le silicium organique : en faisant
analyser le G5 ! Analyse qui leur a appris que celui-ci contenait cinq
fois moins de silicium que la quantité indiquée sur l'étiquette.
Diable...
Q 34 : Ces pauvres gens ignoreraient-ils la différence entre « élément »
et « solution », « poids »
et concentration » ?
Q 35 : A propos, quelle technique d'analyse a été utilisée
?
Je ne doute pas qu'ils soient en mesure de vous fournir les résultats
de cette analyse, avec les références du laboratoire où
elle a été réalisée.
Merci encore, Chère Madame, de m'avoir donné l'occasion
de beaucoup rire en lisant le message de Diéti-Nature.
Et merci de votre confiance.
Très cordialement,
L. Le Ribault »
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