| IL ETAIT UNE FOIS... OMAN |
Superficie : 309,500 km². D'abord, je dirais le marché aux chèvres qui se tient à
Nizwa tous les vendredis matins. Dans une profusion de couleurs et un
brouhaha assourdissant, on y voit les Bédouines négocier
le prix des bêtes et les notables portant fièrement le khanjar,
poignard traditionnel. Mais attention : rien à voir dans ce spectacle avec la barbarie dégradante des corridas espagnoles, où un homme armé affronte sans gloire un animal affaibli. Il faut savoir que le Sultan interdit la maltraitance des animaux, et que la nature à Oman est méticuleusement protégée, avec la création de nombreuses réserves naturelles, l'interdiction absolue de la chasse (y compris aux papillons), la protection des espèces menacées et la réintroduction d'espèces indigènes disparues. Les collectionneurs de coquillages peuvent toutefois s'adonner en toute liberté à leur passion sur les immenses plages... à condition de ne ramasser que les coquillages morts. C'est pourquoi ici s'affrontent en tête à tête et loyalement deux taureaux de force égale, du même âge et du même poids. Chacun a une patte attachée à une corde tenue par des hommes qui la tirent si besoin est pour séparer les combattants en cas d'excès de violence. Toutes les précautions sont prises pour éviter la moindre effusion de sang et, en cas d'accident, des soigneurs interviennent aussitôt pour soigner la victime. Enfin, allez un matin au marché aux poissons de Muttrah. Vous y découvrirez la vie d'une petite ville entièrement rythmée par l'arrivage des barques, le déchargement de poissons aux couleurs lumineuses, et toute sorte de petits métiers qui gravitent autour de la mer. Au marché de Muttrah, je me suis fait beaucoup d'amis... et, après une longue période d'apprivoisement, devenu photographe agréé par les pêcheurs ! (1) Pour plus de détails, lire la conclusion de « Qui a peur de Loïc Le Ribault ? » |
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